On ne peut mieux avouer son positionnement et sa bassesse politiques. Alors que les néo-Gilets jaunes se préparent à une action d’envergure le 10 septembre, les syndicats, ces vendus, lancent un appel à une mobilisation pour le 18. Autant dire que leur sort est scellé. Déjà, plus beaucoup de Français ne militaient chez eux, mais alors là, ils peuvent fermer boutique à jamais.
Et après, ils vont appeler à faire barrage au populisme, alors que c’est leur traîtrise, en tant que corps intermédiaire, qui fait dysfonctionner la démocratie en coupant le peuple travailleur d’un moyen d’action sur la direction du pays !
Il y a un siècle, les syndicats représentaient une force d’appoint pour le prolétariat ; aujourd’hui, ils sont force d’appoint du gouvernement, c’est-à-dire du pouvoir profond.
Ce qui ne veut pas dire qu’il faut abandonner la lutte et l’organisation, bien au contraire : les deux vont ensemble. On a vu ce qu’une lutte sans organisation a donné, en 2018-2019, malgré quelques tentatives de structuration par une conscience politique supérieure (les GJ constituants, par exemple), ou les unions sacrées droite-gauche sur les barrages, ces drapeau BBR mêlés à des drapeaux rouges.
C’était une tentative de recimentation timide dans l’esprit du CNR, qui n’a pas pris, évidemment, les gardiens du Système ayant tout de suite capté le danger. Il fallait dénoncer l’extrême droite et son danger de contamination potentiel de l’extrême gauche, elle si pure !
Sept ans après la première éruption de Gilets jaunes, soit la durée du mandat de Macron, qui ne veut pas partir avant 2027 car il a promis à nos créanciers (les vrais maîtres du pays) la guerre franco-anglo-germanique contre les russes en 2026, nous revoici devant une deuxième éruption. On voit déjà les fumeroles monter, et l’odeur de soufre gagner l’atmosphère.
Le volcan français a été éteint par une répression sans pareille, une répression qui correspondait exactement à la peur du pouvoir. Avez-vous jamais vu répression pareille contre des défiles de syndicats ? Nous, non. C’est dire si ces bâtards sont inoffensifs, avec leurs slogans éculés et leurs chansons de bobos.
Pour le coup, quel que soit leur calcul politique (un pléonasme, toute politique est calcul), au moins les LFI ont appelé à manifester le 10, et pas le 18. Bompard s’exprime ici devant un parterre de patrons. Il leur explique tout simplement que la rigueur, ils vont aussi la prendre en pleine gueule.
Cet extrait de Manuel Bompard qui explique au MEDEF ce qu’est le chaos c’est exceptionnel : pic.twitter.com/KkFt7Qujsq
— Romane (@Romane_Myr) August 28, 2025
On n’a pas de nouvelles du RN, mais ça ne nous étonne plus. Pour le parti de la France d’en bas, ça doit faire mal au cul de trahir pour avoir trois ministres en 2027 ! Déjà, la base se pose des questions : elle se retrouve objectivement du côté de Macron ! Todd n’avait pas tort...
Le terrorisme en renfort pour éteindre l’incendie social
Les corps intermédiaires sont morts chez nous, il n’y a plus ni médias ni syndicats, police et justice sont du côté des Injustes, tout est en place pour une bonne petite confrontation. C’est ce que cherche le pouvoir, de toute façon. Il va pousser les gens à bout, et leur infliger une politique de terreur tous azimuts.
Pourquoi croyez-vous que Macron a serré la main à Jolani ? C’est pour un partenariat économique sur les pistaches ou les kalachs ?
Le syndicat du crime, voilà le vrai pouvoir, et il ne cache même plus ses intentions. C’est si énorme que ça passe crème. Décidément, Josef avait raison : plus c’est gros, plus ça passe.